Vos réunions
professionnelles
24/24 7/7

ART @ ECIFFICE

Infos / Visite
Nos Tarifs

Jerôme ARBONVILLE

January 2015

Info artiste : contactez-nous

INFO  >

Illustration artiste
 

Autodidacte en art, j’ai peint mes premières toiles en 1995. Au niveau artistique jusque-là j’étais plutôt engagé dans la musique et tenait la basse dans des groupes Rock qui jouaient régulièrement en public. Puis la peinture s’est rapidement imposée pour devenir l’activité principale à laquelle j’allais dorénavant consacrer une grande partie de mon temps de vie. Depuis 1995 jusqu’à aujourd’hui, je peins pratiquement tous les jours.

En 2001/2002, les premières expositions dans les Ardennes rencontrent un certain succès, notamment une série de tableaux intitulée « Fonds rouges ». Fort de cet encourageant démarrage, mais ne me sentant pas encore prêt à démarcher les galeries, j’investi en 2004 dans un stand au Gmac à Bastille. Bilan positif : quelques ventes, et une invitation à participer à une exposition collective dans la galerie Lutèce à Paris au cours de laquelle je rencontre Edwin Apps.

C’est à cette époque qu’apparaît le principe qui deviendra dominant, voir obsessionnel dans la suite de mon travail : la répétition. Répétition des motifs, répétition du geste, sans se donner aucune limite autre que la surface de la toile. Au départ des quadrilatères, puis des villes puis des forêts. Les premières silhouettes apparaissent sur un petit tableau en 2004. Des personnages sur une plage. Beaucoup de personnages. La toile est vendue dans le mois. Je n’y pense plus. Je l’avais peinte sans y penser, comme une blague suite à une remarque que fait G. Deleuze dans son abécédaire : il y très peu de gens complètement idiots.

En 2007 je lis la Violence et le Sacré, de R. Girard, et tout se met en place comme par magie. Les hommes ne sont que sous forme nombreuse. Nous sommes nombreux et nous nous imitons les uns les autres. Le moi est une fiction. Nous sommes des ombres pensantes obnubilées par l’idée d’être quelqu’un de différent des autres. Comico-tragique. Je ne pouvais plus faire autrement que de peindre cette chose. Des silhouettes blanches apparaissent sur des fonds noirs. Au même moment je découvre Roman Opalka lors d’une émission radio où il parle de son travail. J’y vois comme un double de moi-même. Puis d’autres choses encore.

A partir de 2010 je confronte mes tableaux à la foule lors des salons d’art contemporains où j’expose régulièrement. La foule visiblement apprécie. On me pose des questions. On me regarde bizarrement parfois. Je vends bien.

Singulier travail que celui de Jérôme Arbonville, couvrir la surface de la toile de milliers de petits personnages avec patience infinie et obstination rigoureuse, le pinceau plongé dans l’immensité de la foule avec suffisamment de hauteur et de recul quelque peu ironique pour rendre compte de la multitude qu’est devenue l’humanité. Il peint avec efficacité l’anonymat qui guette chacun d’entre nous dans ces villes tentaculaires. Mais si vous prêtez attentivement l’œil à ces silhouettes en apparence si semblables, vous remarquerez toujours, sorti du lot, ici ou là un individu particulier avec lequel vous entrerez poétiquement en empathie.